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Les "méthodes naturelles", pourquoi pas ?

 

Hélène DUMONT

 

Ces méthodes vous intéressent ?

 

Petite mise au point et petite réflexion avant d'abandonner sa contraception, afin de ne pas avoir à accueillir une grossesse que le couple n'aurait pas désirée ...  Car au delà de la volonté de se passer d'hormones, c'est bien un art de vivre son corps et sa sexualité que le couple devra appréhender de façon nouvelle ...

 

Avertissement : cette méthode n'est pas un moyen de contraception hormonal et ne protège en aucun cas des infections sexuellement transmissibles. 

 

Dénigrées depuis l'arrivée de la pilule, les "méthodes naturelles" suscitent aujourd'hui un intérêt nouveau en proposant une alternative aux méthodes de contraceptions hormonales.

 

Et si cet intérêt nouveau était une tentative de réponse à une question intuitive que se poserait la femme :

"Comment vivre avec mon corps de femme, ses désirs de femme amoureuse et ses désirs maternels, quand celui-ci me rappelle chaque mois que je peux devenir mère... Cela sans prendre la pilule, sans vivre une nouvelle grossesse, et dans une sexualité épanouie et partagée avec mon compagnon ?"

 

Réconcilier le désir d'être mère et le désir d'être femme, en les laissant vivre ensemble sur un même corps, chercher comment vivre pleinement ce qu'elle est : telle serait la nouvelle exigence d'une nouvelle génération de femmes. 

 

 

De quoi s'agit-il ? 

 

Il s'agit de vivre la rencontre amoureuse tout en respectant le cycle de la femme, sans modifications hormonales. Les "méthodes naturelles" consistent à repérer les périodes fertiles des périodes non-fertiles, à partir de l'observation de la glaire cervicale et de son évolution. Le terme de "méthodes naturelles" est donc inexact, il s'agit plutôt d'une méthode d' "auto-observation".


Pour déterminer ces différentes périodes, l'auto-observation peut-être affinée avec la prise de la température, parfois avec l'observation du col de l'utérus, mais  attention, elle ne doit pas être confondue avec la méthode "Ogino", peu fiable, qui détermine l'ovulation selon un calcul de probabilités. En effet, d'une femme à l'autre, le cycle n'est pas le même, et chez chaque femme, il peut y avoir de petites nuances selon les mois, en fonction de son rythme, d'une fièvre ...

 

La femme devra donc apprendre à connaître son corps, en écoutant ce qu'il lui dit de sa fertilité, à travers des signes objectifs basés sur l'observation (et notamment celle de la glaire), et subjectifs basés sur le ressenti (comment je me sens ?).Cette méthode demande donc à l'homme et à la femme d'être exigeants, de bien se connaître, de communiquer sur leurs désirs et de se faire confiance. Le couple est dans une dynamique de responsabilité partagée quant à l'accueil d'un enfant.

Sexualité... et érotisme !

 

Présenté ainsi, le corps n'est pas un ennemi dont la fertilité serait angoissante car imprévisible, mais comme un allié dont le langage est à découvrir, et que le couple devra observer, écouter avant de vivre la rencontre amoureuse.

 

Cette méthode demande au couple de vivre une sexualité au rythme du cycle de la femme. Par exemple, en période fertile, le couple qui ne désire pas d'enfant exprimera son amour autrement que par la pénétration et inversement, il favorisera les unions en période fertile quand il y aura désir d'enfant.

 

Sexualité, fertilité et intimité du couple sont appréhendées ensemble : sur un même corps.

 

Le corps de la femme n'est plus consommable à temps plein, c'est toute sa personne qui sera considérée de façon renouvelée : d'objet, elle redevient sujet. La parole précède la manière de se faire l'amour : comment exprimer son amour et son désir quand la femme est en période fertile et que le couple ne souhaite pas accueillir d'enfant ?

 

Car la sexualité ne se réduit pas à la pénétration :

 

il y a mille et une façons de s'aimer, de se désirer et de se le dire. Caresses, baisers, sensualité, poésie, imagination, humour ... Combien de langages seront à découvrir - logés dans cet interdit, celui de la pénétration - ... ou à redécouvrir avec érotisme ! … 

 

Enfin, certaines femmes retrouvent leur libido que la contraception hormonale avait endormie ... Il y a des lendemains qui chantent !

 

Pour qui ?

 

- Pour la jeune fille qui n'a pas de vie sexuelle active et qui désire apprendre à mieux connaître son corps pour mieux se connaître elle-même.

 

- Pour les jeunes couples qui désirent un enfant ou qui désirent espacer les naissances. 

 

- Pour tous les couples en accord avec cette façon de vivre la sexualité, en interrogeant et en vivant jusqu'au bout, et de façon incarnée, la question de la disponibilité responsable et active, dans l'accueil de l'autre et de l'enfant si une grossesse arrivait. Le lien à l'autre est pensé jusque dans la possible transmission de la vie. 

 

Dans tous les cas, à partir du moment ou la jeune fille, le jeune homme, la femme,

l'homme, a une sexualité active, la question de la fidélité et du désir d'enfant au sein du couple, doit être posée, même lorsque le couple utilise un moyen de contraception. En effet, on connaît aujourd'hui les limites de la pilule : un seul oubli de comprimé peut provoquer une ovulation et mener à une grossesse.

Une place vacante, où pourrait se loger le désir.

 

L'abandon de la contraception ouvre la place à une possible fécondation. Eprouvant à nouveau son cycle menstruel, la femme expérimente alors très concrètement dans son corps cet espace d'une place vacante.  Chaque mois une place est à prendre ! 

Pour autant, et malgré un désir d'enfant parfois inconscient, la femme peut-elle laisser à chaque fois un enfant s'y loger ? 

 

Il est clair que non ! Tous les couples ne sont pas appelés à vivre la famille nombreuse, voire trèèès nombreuse !!!

Il s'agit d'être responsable dans sa parentalité : combien d'enfants pouvons-nous, désirons-nous accueillir ?  Tous les enfants auxquels les femmes rêveront ne pourront pas prendre chair à chaque cycle.

 

Et pourtant, elles seront nombreuses à rêver longtemps un enfant de plus, un enfant imaginaire, qu'elles n'auront pas pu porter pour de multiples raisons. Or à chaque cycle, et parfois de façon ambivalente, c'est bien la question du désir d'enfant qui se posera à nouveau.

 

 

Si la femme ne peut accueillir un enfant de plus, qui viendra combler cet espace ?

 

Cet espace sera une place donnée et portée par la femme pour se laisser toucher, interroger, non seulement par l'enfant imaginaire, mais également par l'Autre : un espace disponible pour une rencontre possible avec un sujet désirant et bien réel.

 

 

Mais de quelle rencontre s'agit-il ?

 

Il s'agit d'une rencontre avec son propre désir d'enfant en accueillant pleinement ses enfants réels ...

Une rencontre avec son propre désir de femme en accueillant l'homme qu'elle aime avec tendresse, caresses, baisers ...

Une rencontre avec les autres, à travers sa vie sociale, professionnelle, à travers les événements du quotidien et de la vie ...

 

Vous vous interrogez sur ces méthodes ? N'hésitez pas à contacter Hélène DUMONT.